Le journaliste Tatsuya Kato, du bureau de Séoul du quotidien japonais d¡¯extrême droite Sankei, a été inculpé le 8 octobre pour diffamation envers la présidente sud-coréenne Park Geun-hye. Dans un article du 3 août, il évoquait l¡¯emploi du temps de Mme Park le 16 avril, jour du naufrage du ferry Sewol. Ce jour-là, Mme Park avait « disparu » pendant sept heures. L¡¯« absence » de Mme Park a fait l¡¯objet d¡¯une séance de questions au Parlement en juillet et continue de faire débat. Selon M. Kato, qui se fondait sur des informations de médias sud-coréens comme le quotidien Chosun, elle aurait passé tout ce temps avec un ancien conseiller divorcé. ÀϺ»ÀÇ ±Ø¿ì Àϰ£Áö <»êÄÉÀÌ>ÀÇ ¼¿ï ÁÖÀç ±âÀÚ ´Ù¾²¾ß °¡Åä¾¾´Â Áö³ 8ÀÏ Çѱ¹ÀÇ ¹Ú±ÙÇý ´ëÅë·É ¸í¿¹ÈÑ¼Õ ÇøÀÇ·Î ±â¼ÒµÆ´Ù. Áö³ 8¿ù 3ÀÏÀÚ ±â»ç¿¡¼ °¡Åä ±âÀÚ´Â ¼¼¿ùÈ£°¡ ħ¸ôÇÏ´ø ³¯ÀÎ 4¿ù 16ÀÏ ¹Ú ´ëÅë·ÉÀÇ ÀÏÁ¤¿¡ ´ëÇØ °Å·ÐÇß´Ù. ±×³¯ ¹Ú ´ëÅë·ÉÀº 7½Ã°£ µ¿¾È "»ç¶óÁ³´Ù". ±×³àÀÇ "ºÎÀç"´Â 7¿ù ±¹È¸¿¡¼ ÁøÇàµÈ ±¹Á¤Á¶»ç¿¡¼ ÁÖÁ¦·Î ´Ù·ïÁ³°í, ÀÌÈķεµ °è¼ÓÇØ¼ ³í¶õÀ» ºÒ·¯¿Ô´Ù. <Á¶¼±ÀϺ¸> µî Çѱ¹ ¾ð·ÐÀÇ Á¤º¸¸¦ Åä´ë·Î ±â»ç¸¦ ÀÛ¼ºÇÑ °¡Åä ±âÀÚ¿¡ µû¸£¸é ¹Ú ´ëÅë·ÉÀº ±× ½Ã°£ µ¿¾È ÀÌÈ¥ÇÑ ¿¾ º¸Á°ü°ú ÇÔ²² ÀÖ¾úÀ»Áö ¸ð¸¥´Ù.
Réagissant à la publication du Sankei, une organisation conservatrice sud-coréenne a porté plainte contre M. Kato. Il est désormais inculpé dans un pays où la diffamation est un crime passible de sept ans de prison. « Même si le journaliste peut être critiqué au niveau éthique, regrettait le 11 octobre le quotidien sud-coréen de centre gauche Hankyoreh, il n¡¯a aucune raison de subir des poursuites criminelles. » Et le journal de soupçonner une « inculpation pour motifs politiques ». <»êÄÉÀÌ>ÀÇ º¸µµ°¡ ³ª¿ÀÀÚ Çѱ¹ÀÇ ÇÑ º¸¼ö´Üü´Â °¡Åä ±âÀÚ¸¦ °ËÂû¿¡ °í¹ßÇß´Ù. ÀÌÁ¦ ±×´Â ¸í¿¹ÈѼÕÀÌ Â¡¿ª ÃÖ°í 7³â Ã³ÇØÁú ¼ö ÀÖ´Â ³ª¶ó¿¡¼ ±× ÇøÀÇ·Î °í¼Ò¸¦ ´çÇÑ °ÍÀÌ´Ù. Çѱ¹ÀÇ ÁßµµÁÂÆÄ ½Å¹® <ÇѰܷ¹>´Â "ºñ·Ï ±âÀÚ°¡ À±¸®Àû Â÷¿ø¿¡¼ ºñÆÇ¹ÞÀ» ¼ö´Â ÀÖÁö¸¸ Çü»ç »ç°ÇÀ¸·Î ±â¼Ò°¡ µÉ ÀÌÀ¯´Â ÀüÇô ¾ø´Ù"°í À¯°¨À» Ç¥¸íÇß´Ù. ÀÌ ½Å¹®Àº "Á¤Ä¡Àû ¸ñÀûÀ» À§ÇØ ÇøÀÇ"¸¦ ¾º¿î °Ô ¾Æ´ÑÁö ÀǽÉÇß´Ù.
CRIMINALISATION DE LA DIFFAMATION Çü»çÀçÆÇ¿¡ ȸºÎµÇ´Â ¸í¿¹ÈѼÕ
Le porte-parole du gouvernement japonais Yoshihide Suga a fait part le 9 octobre de sa « grande inquiétude sur cette inculpation, en considération de la liberté de la presse et des relations nippo-sud-coréennes ». « La liberté de la presse n¡¯est pas seulement un privilège pour les journalistes mais aussi un droit pour les citoyens », rappelait Reporters sans frontières le 10 octobre. Et la question de l¡¯absence de Mme Park « relève de l¡¯intérêt général ». ÀϺ» Á¤ºÎ ´ëº¯ÀÎ ¿ä½ÃÈ÷µ¥ ½º°¡´Â 10¿ù 9ÀÏ "¾ð·ÐÀÇ ÀÚÀ¯¸¦, ±×¸®°í ÇÑÀÏ ¾ç±¹ °ü°è¸¦ °í·ÁÇÑ´Ù¸é À̹ø ±â¼Ò´Â ¸Å¿ì °ÆÁ¤½º·´´Ù"°í ¹àÇû´Ù. 10ÀÏ¿¡´Â ±¹°æ¾ø´Â ±âÀÚȸ´Â ¼º¸í¼¸¦ ÅëÇØ "¾ð·ÐÀÇ ÀÚÀ¯´Â ±âÀڵ鸸À» À§ÇÑ Æ¯±ÇÀÌ ¾Æ´Ï¶ó ½Ã¹ÎÀÇ ±Ç¸®"¶ó°í ÁÖÀåÇß´Ù. ¶ÇÇÑ ¹Ú ´ëÅë·ÉÀÇ ºÎÀç ¹®Á¦´Â "°ø°øÀÇ ÀÌÀÍÀÇ ¿µ¿ª¿¡ ¼ÓÇÑ´Ù"°íµµ ½è´Ù.
Aux Etats-Unis, Jen Psaki, porte-parole du département d¡¯Etat, a rappelé que son administration « a déjà fait part de ses réserves sur la législation sud-coréenne », notamment sur la criminalisation de la diffamation. ¹Ì±¹ ±¹¹«ºÎ ´ëº¯ÀÎ Á¨ »çŰ´Â ¹Ì ÇàÁ¤ºÎ´Â ƯÈ÷ Çü»çÀçÆÇ¿¡ ȸºÎµÇ´Â ¸í¿¹ÈÑ¼Õ Á¦µµ µî "Çѱ¹ÀÇ ¹ý·ü¿¡ ´ëÇØ ÀÌ¹Ì ¿ì·Á¸¦ Ç¥¸íÇÑ ¹Ù ÀÖ´Ù"°í ÀüÇß´Ù.
Plus généralement, il semble de plus en plus risqué de critiquer Mme Park ou sa famille. Deux journalistes, Kim Ou-joon et Choo Chin-woo, doivent être jugés en décembre pour diffamation contre Park Ji-man, le frère de la présidente. Ils ont eu le tort d¡¯évoquer son implication supposée dans la mort en 2011 de deux autres membres de la famille Park. ´õ ÀϹÝÀûÀ¸·Î ¸»ÇÏÀÚ¸é, ¹Ú ´ëÅë·É°ú ±×ÀÇ Àϰ¡¿¡ ´ëÇÑ ºñÆÇÀÌ Á¡Á¡ À§Ç轺·¯¿î ÀÏÀÌ µÅ°¡°í ÀÖ´Ù. ±è¾îÁذú ÁÖÁø¿ì µÎ ¾ð·ÐÀÎÀº ´ëÅë·ÉÀÇ ³²µ¿»ý ¹ÚÁö¸¸¿¡ ´ëÇÑ ¸í¿¹ÈÑ¼Õ ÇøÀÇ·Î ±â¼ÒµÅ 12¿ù ÀçÆÇ °á°ú¸¦ ±â´Ù¸®°í ÀÖ´Ù. À̵éÀÇ À߸øÀ̶ó°ï, ¹Ú¾¾ Àϰ¡ ģô Áß 2¸íÀÌ »ç¸ÁÇÑ 2011³â »ç°Ç¿¡ ¹ÚÁö¸¸ÀÌ ¿¬·çµÆÀ» ¼öµµ ÀÖ´Ù°í ÇÑ °Í »ÓÀÌ´Ù.